Des taux plus favorables peuvent soutenir un projet. Ils ne suffisent pas, à eux seuls, à rendre l’achat plus accessible.
C’est le constat rappelé par la Banque de France dans une analyse publiée le 23 mars 2026. Quand davantage d’acheteurs peuvent emprunter plus, ils peuvent aussi acheter plus cher. Si l’offre ne suit pas, les prix montent à leur tour. Autrement dit, la baisse des taux améliore la capacité d’emprunt. Mais une partie de cet avantage peut être absorbée par la hausse des prix.
La Banque de France rappelle ainsi qu’entre le 4ème trimestre 2017 et le 1er trimestre 2022, dans un contexte de taux historiquement bas, les prix immobiliers ont progressé d’environ 22 % en France.
Les primo-accédants ont été parmi les plus exposés. Ils ne disposent pas d’un bien à revendre pour renforcer leur apport. Dans un marché plus tendu, ils subissent donc plus directement la hausse des prix.
Cela n’empêche pas les primo-accédants de peser davantage dans les prêts accordés en 2025. Selon la Banque de France, leur part dans la production de crédits à l’habitat hors renégociations est passée de 41 % en 2024 à 44 % en moyenne en 2025.
Pour acheter comme pour vendre, il ne suffit pas de regarder les taux. Le bon réflexe consiste à vérifier dès maintenant si votre projet peut se concrétiser.