La réforme repose sur un ajustement technique : le coefficient de conversion de l’électricité est revu à la baisse, ce qui modifie la lecture de la performance énergétique. Ce changement entraîne un reclassement automatique de nombreux logements, sans qu’aucun travaux ne soit nécessaire.
Selon les estimations, plusieurs millions de biens pourraient voir leur étiquette évoluer. Parmi eux, environ 850 000 logements classés F ou G sortiraient du statut de passoire énergétique. L’effet est particulièrement marqué pour les petites surfaces, souvent chauffées à l’électricité.
Pour les propriétaires, les conséquences sont concrètes. Un meilleur DPE facilite la mise en location et améliore les conditions de vente du bien. Cette évolution reste toutefois liée au mode de calcul. Elle ne traduit pas nécessairement une baisse réelle des consommations ni une amélioration du confort thermique.